07/13/14

Argentine

Une immensité de paysages pour un pays aux milles couleurs, voilà comment l’on pourrait résumer l’Argentine. Une mois à vadrouiller dans le Nord du pays, perdue dans les dédales de rues de Buenos Aires, envahie le son du tango, par la beauté des chutes d’Iguazu, endormie par les routes interminables qui nous amenèrent jusqu’à Salta.

Puis il y eut les déserts de sel, les déserts tout court, les échos dans les canyons, les lamas, la coca à chiquer pour supporter l’altitude, cet espagnol qu’on ne comprenait pas, la poussière des roches, les cactus, ces couleurs inoubliables et ce maté pour réussir à se lever le matin. Je n’oublie pas toutes ces personnes rencontrées sur le périple, la générosité du monde des voyageurs, ces sourires à répétition, cet air si nouveau, ces sacs bien trop lourd à porter, ces kilomètres de marche, ce kayak sur le Parana, le vin de Mendoza et cette nature imposante. 

 

Carte Argentine

L’Argentine est définitivement un pays qui est rentré dans mon coeur.

02/1/14

Une biographie

Écrire une biographie est une bien belle aventure que je suis en train d’expérimenter cette année. Tout le monde me semble biographiable puisque toute vie mériterait à mon sens d’être tirée de l’oubi, ne serait-ce qu’un seul instant. Et lorsque l’on s’attaque à l’un des plus gros personnages de la vie culturelle lyonnaise des années 1950, autant dire que la recherche prend une ampleur toute particulière. Archives à foison, de nombreux témoins à interroger, famille, amis, collègues… Recréer le réseau d’un homme n’a jamais paru autant réalisable en quelques mois.

La vraie question que je me pose, c’est comment faire la différence entre du harcèlement post-mortem et de la sacro-sainte « Recherche ». Si la personne avait été encore vivante, j’aurais probablement déjà eu un procès pour harcèlement (réel, virtuel, aucune différence ici) ainsi qu’une interdiction d’approche. Pourtant, ici, même le ministère de la communication, en charge des archives privées interdites de consultation moins de 50 ans après la mort de la personne, me donne sa bénédiction de fouiller « au nom de la recherche universitaire. » On ne m’a demandé aucune justification, aucune carte d’étudiant, aucun gage pour savoir si j’effectuais réellement un mémoire. Et la vie privée d’un homme s’ouvre à moi.

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Aujourd’hui, ce n’est que son réseau proche que j’ouvre. Un peu moins proche également. Organiste dans une église à 16 ans, je suis allée rencontrer l’actuel conservateur de l’orgue. J’ai envoyé des courriers dans son école primaire, dans son syndicat métallurgique, dans son école de musique, à la mairie, à ses enfants, à ses petits-enfants. J’ai fouillé dans son livret de famille, ai discuté librement de la mort de deux de ses enfants, des souvenirs de la première guerre mondiale et de la mort de son frère au front, de son mariage, des enterrements, de la vie somme toute. Je n’ai eu comme limite que la seule barrière morale que je me suis imposée et qui parfois, au fil des discussions, se déplacait toujours un peu plus loin, « juste pour mieux comprendre. » Je me dis du coup qu’à laisser trop de traces, on devrait plutôt construire quelque chose qui permette au futur de ne pas trop réveiller le passé.

Edit: j’ai officiellement trouvé son numéro de sécurité sociale. Tout va bien.

09/2/13

Historia

Si peu de choses écrites dernièrement pour beaucoup de choses en cours de production. J’ai terminé un mémoire, j’en commence un nouveau, mais surtout, deux projets me tiennent à cœur. Le premier est encore trop chaud pour vous en donner les premiers détails, mais sachez que vous retrouverez ma plume dans une pièce de théâtre.

Le deuxième est plus chaud, plus brûlant et peut vous concerner. HISTORIA, c’est le titre que vous allez devoir retenir. Un spectacle de mentalisme (forme de magie qui joue avec les pensées) que j’ai co-écrit et co-produit. Beaucoup de temps, beaucoup de bonheur aussi. Le plus grand serait maintenant que vous assistiez à une représentation. Ça tombe bien, on passe certainement par chez vous

  • 29 novembre 2013, Salle Paul Garcin, Lyon
  • 17 janvier 2014, Rotonde de l’INSA de Lyon, Villeurbanne
  • 23 et 24 janvier 2014, théâtre de l’ENS, Paris

Plus d’informations sur notre tout joli site : www.historia-spectacle.fr

Et puis si vous êtes dans le coin, passez me dire un petit bonjour, j’adorerais ça.